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Algues, algues vertes, laisse de mer et propreté des plages

La laisse de mer ? Qu’est ce que c’est ? À quoi ça sert ? C’est sale ? Ce sont généralement les questions que l’on entend à propos de ce que l’on retrouve sur les plages après la marée haute. Pourtant cette laisse de mer est pleine de surprises.

La mairie de Trévou reçoit régulièrement des appels  ou des visites de trévousiens ou de vacanciers qui souhaiteraient que cette laisse soit retirée chaque jour.

Nous vous invitons à lire ces quelques lignes pour mieux comprendre ce qu’est la laisse de mer et son rôle dans la protection de la nature et tout particulièrement de notre éco-système.

article  informatif à lire ou à télécharger ici: avant d’appeler la mairie pour dire que les plages sont sales  La laisse de mer et la propreté des plages 2016-04-

De très nombreux articles tous plus riches ou plus enrichissants les uns que les autres ont été écrits. n’hésitez pas à les consulter si le sujet vous intéresse car notre article est une petite synthèse informative et non une thèse sur le sujet.

À lire aussi  sur ce site: notre fiche sur les algues vertes; pour information LTC (Lannion Trégor Communauté) se charge de collecter les algues vertes dès lors que les quantités échouées sur nos plages sont importantes et peuvent entraîner des nuisances notamment au moment de leur putréfaction.

La laisse de mer ? Qu’est ce que c’est ? À quoi ça sert ? C’est sale ?

Ce sont généralement les questions que l’on entend à propos de ce que l’on retrouve sur les plages après la marée haute. Pourtant cette laisse de mer est pleine de surprises.

La mairie reçoit régulièrement des appels de trévousiens ou de vacanciers qui souhaiteraient que cette laisse soit retirée chaque jour.

laisse de mer goémon
la laisse de mer est très importante pour l préservation de l’éco-système

Nous avons choisi de vous en dire un peu plus sur cette laisse de mer et sur son utilité dans notre écosystème. En été, période de forte affluence sur les plages de Trestel et du Royau nous veillons à la retirer a minima surtout en période de grandes marées afin de libérer une zone de sable  sec suffisamment importante pour que tout le monde trouve une place pour sa serviette.

La laisse de mer est la base de la chaîne alimentaire de l’écosystème de la plage, car elle contient des bactéries qui nourrissent la plage en transformant la matière organique. De nombreuses petites bêtes profitent de cet espace qui leur apporte nourriture et protection. La laisse de mer est le terme général pour désigner les objets et les détritus qui vont être déposés sur la plage par la mer. Ce que les vagues déposent sur nos plages elles le déposent sur toutes les plages du monde. En effet la laisse de mer est présente sur toutes les côtes, qu’elles soient sableuses, rocheuses ou avec des galets. Le phénomène est partout le même, des algues se développent sur les fonds marins, une partie est arrachée et transportée par les vagues, du bois flotté, des cadavres de petits animaux mais aussi des déchets humains, constituent un ensemble qui vient s’échouer sur la plage à chaque marée haute. On peut y trouver beaucoup de choses, notamment des débris d’origine naturelle : des algues, des coquillages, des cadavres d’oiseaux, des squelettes de poissons, du bois flotté, des œufs de bulots ou de raies et bien d’autres éléments. On trouve aussi des déchets d’origine humaine : bouteille en plastique, chaussures, casiers et filets de pêche, canette, gants, et parfois des résidus de mazout.

La laisse de mer est constituée d’un mélange d’un plus ou moins grand nombre d’éléments de natures et de proportions variables:

  • éléments naturels d’origine marine:

Ils font partie du cycle de la vie et même souvent de la fin de vie de différents organismes. Ces éléments sont de diverses natures :

  • floristiques

ex : algues brunes et rouges, zostères arrachées par les tempêtes

  • faunistiques :

ex : animaux morts, mues, pontes, coquilles …

  • éléments naturels d’origine terrestre:

Les plus fréquents sont des débris d’arbres arrivant à la mer à la suite de phénomènes violents tels les tempêtes ou les glissements de terrains. Ils viennent directement des falaises, ou transitent par les cours d’eau.

  • éléments anthropiques, c’est à dire liés aux activités humaines ; ce sont micro et macro déchets. Ils sont la plupart du temps abandonnés volontairement :
    • en mer (ex : poubelles de bateaux, morceaux de filets de pêche
    • sur le littoral (ex : restes de pique-nique, mégots de cigarettes)
    • à terre et acheminés par les fleuves (divers)
    • S’ils flottent, ils finissent tôt ou tard par s’échouer sur les plages ; produits chimiques et toxiques. Ce sont essentiellement les marées noires. Trévou-Tréguignec a été touchée par 3 marées noires: 1967 : Torrey Canyon ; 1978 : Amoco Cadiz ; 1980 : Tanio
  • naturels mais à développement anormal lié aux activités humaines: algues vertes (ulves et notamment Ulva armoricana en Bretagne Nord) dont le développement et la prolifération sont liés aux excédents d’azote.

La laisse de mer: un biotope particulier

Les algues échouées abritent un biotope particulier:

  • microclimat quasi-constant donc une protection contre les UV ;  une température fraîche en été, douce en hiver ;  de l’humidité ; un abri et de la nourriture pour de nombreuses espèces (micro-organismes, crustacés fouisseurs)

La laisse de mer, interface entre la terre et la mer, abrite aussi bien des insectes terrestres, des espèces marines, qu’une faune spécifique (ex. talitre)

 

La laisse de mer : utile pour tout l’estran

Lorsqu’elle est fraîche, elle nourrit directement des oiseaux. Après dégradation et minéralisation des algues brunes, elle fournit en nutriments tout l’estran.  Les éléments nutritifs qu’elle libère sont utilisés par les herbiers de zostères sous-marines (sites privilégiés de pontes), par les algues fixées, le plancton et les alevins, les animaux du moyen et bas estran…

 

Une plage saine est une plage riche de ses laisses de mer

Un hôte discret : le talitre ou puce de mer (Talitrus Saltator)

Durée de vie : entre 18 mois ( ♀) et 21 mois (♂ ) Différenciation sexuelle (♂♀) entre 3 et 4 mois Reproduction déclenchée quand la durée du jour est supérieure à 14 heures donc en Bretagne, en mai, juin, juillet, août.

Ovovivipare – jusqu’à 14 œufs par femelle (abrités entre les pattes)

Rythme journalier : jour : enterré dans le sable jusqu’à 30cm ou dissimulé dans la laisse de mer humide.  Nuit : se déplace pour se nourrir

Cycle annuel :  d’octobre à mars : léthargie (hibernation) enterré dans le sable jusqu’à 50cm (adultes) dans les laisses de mer humides (juvéniles) ; de mai à août :  reproduction. Densité : jusqu’à 100 individus / m2 en haut estran. Petit, mais costaud : des griffes aux extrémités de ses pattes lui permettent de s’enfouir dans le sable et de s’agripper pendant les tempêtes aux algues échouées.

Bio-indicateur d’un environnement sain (eau et laisses)

Menaces : enlèvement des laisses de mer et pollutions

Conserver les laisses de mer, c’est protéger l’habitat et la nourriture d’une espèce qui ne peut vivre que dans ce milieu et qui est à la base de la chaîne alimentaire du littoral.

À quoi  sert la laisse de mer?

Sur les plages de sable, la laisse de mer a un rôle de fixateur, c’est-à-dire qu’elle permet de retenir le sable et à terme de renforcer les dunes. C’est donc, dans certains cas, un frein naturel à l’érosion des côtes. Sur les côtes à galets comme au Royau, elle n’a pas de rôle anti-érosion, mais elle est tout de même à la base d’une chaîne alimentaire spécifique au littoral. En effet pour de nombreux oiseaux, la laisse de mer est un véritable garde-manger. Ils peuvent y trouver des insectes, des mollusques et des petits crustacés. De plus certains oiseaux utilisent uniquement la laisse de mer pour se reproduire ! La laisse de mer est aussi une formidable source de connaissances, les naturalistes observent et recensent ce qui s’y trouve. C’est le cas des ornithologues, qui comptabilisent plusieurs fois dans l’année le nombre d’oiseaux morts et les causes probables de ces décès.

Une source d’inspiration et de pédagogie

Vous avez peut-être déjà vu des personnes arpenter nos plages, les bras déjà bien chargés de bois flotté. C’est parfois une source d’inspiration pour les artistes. Certains ont eu l’idée de faire des lampes et autres objets de déco avec ce qu’ils trouvaient sur la plage. On connaît leur succès aujourd’hui. Il existe aussi des artistes amateurs qui créent des œuvres éphémères sur la plage, qui partiront avec la prochaine marée. C’est aussi un bon moyen de sensibiliser à l’impact des déchets sur l’environnement. En effet le plastique, d’une bouteille abandonnée sur la plage, peut finir dans le ventre d’un goéland qui finira lui-même sur la plage dans la laisse de mer… Vous ne regarderez peut-être plus cette laisse de mer de la même façon !

Où l’observer et quand ?

Où l’observer et quand ? Après chaque marée haute sur les plages … La laisse de mer est plus importante après de fortes tempêtes, on y trouve beaucoup plus de choses… C’est ce que l’Océan laisse sur la plage après une marée haute. Elle contient des «épaves » apportées par la mer sur la plage : algues (70 à 80%), coquillages, débris de bois, restes d’animaux… La laisse de mer est la base de la chaîne alimentaire de l’écosystème de la plage, car elle contient également des bactéries qui nourrissent la plage en transformant la matière organique. De nombreuses petites bêtes profitent de cet espace qui leur apporte nourriture et protection, comme les puces de mer ou les crabes. Les restes des grandes marées peuvent même servir de lieu de nidification pour certaines espèces d’oiseaux. La laisse de mer est donc naturelle et n’est pas de la pollution.

Le ramassage mécanique de la laisse de mer doit être rationalisé :

  • intervention minimale dans le temps (plages horaires restreintes, que certains jours de la semaine) des engins mécaniques sur la zone naturelle que constitue la plage
  • respect du voisinage quant à la pollution sonore due aux engins mécaniques
  • tout doit être mis en œuvre pour éviter le ramassage mécanique
  • intervention non systématique : pas de ramassage hors période touristique ou à fort coefficient de marée
  • idéalement les déchets collectés doivent être ramassés et mis en décharge (et non déposés à quelques centaines de mètres)
  • uniquement et strictement les zones de baignade doivent être concernées par un ramassage occasionnel
  • sensibiliser la population et les élus de l’utilité de la laisse de mer

La laisse de mer ramassée contient des éléments naturels provenant de la mer (algues, etc.) mais aussi des déchets flottants d’origines diverses  (bateaux…) et des déchets déposés sur la plage par les locaux et vacanciers. Si on ne peut pas facilement agir sur ce qui vient de la mer, il faut impérativement sensibiliser les vacanciers à ne pas jeter d’ordures sur la plage.

DURÉE DE VIE DES DÉCHETS DANS LA NATURE

  • 1 à 3 mois : Cigarette,  Mouchoir en papier
  • 3 à 6 mois :                        Pelure de fruit
  • 3 à 12 mois : Journal
  • 6 mois : Allumette
  • 1 à 2 ans :                          Filtre de cigarette
  • 5 ans :                                 Chewing-gum
  • 10 à 100 ans :                   Boîte aluminium
  • 100 ans : Briquet
  • 100 à 1000 ans : Gobelet en plastique
  • 100 à 1000 ans : Sac en plastique
  • 1000 à 4000 ans : Verre

De nombreux articles et dossiers pédagogiques ont été écrits sur la laisse de mer ; celui-ci ne représente qu’une petite réflexion portée à l’attention de tous afin que chacun participe à la protection de la nature. Si vous voulez en savoir plus, tapez « laisse de mer » sur votre moteur de recherche.

Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. Citation attribuée par certains à Antoine de Saint-Exupéry

 

les Algues Vertes

Les Ulves sont des algues vertes regroupées dans le genre Ulva. C’est le genre d’Ulva lactuca, la laitue de mer, une algue comestible.

Des extraits d’ulve, les ulvanes, sont utilisés dans le secteur des nanotechnologies.

Les algues vertes font partie de l’écosystème marin breton. Elles sont communément appelées « laitue de mer » pour leur aspect de grosse salade et par le fait qu’elles soient comestibles. Il peut arriver qu’au printemps et en été, leur développement en grandes quantités  provoque des échouages importants appelés » marées vertes ».

Afin de mieux appréhender les problématiques environnementales, nous vous proposons d’accéder à quelques rubriques informatives: Pourquoi ce phénomène? Où se produisent-ils ? Est-ce dangereux pour la santé ? Comment y remédier ?

  • Qu’est-ce qu’une marée verte ?

L’algue verte se développe en suspension dans l’eau de mer, dans des baies sableuses à pente douce, là où toutes les conditions propices à leur croissance sont réunies, notamment :

  • des eaux peu profondes, car les algues vertes ont besoin de beaucoup de lumière,
  • des eaux riches en azote et en phosphore, les deux nutriments principaux de ces végétaux,
  • des eaux assez calmes pour retenir sur place les algues et leurs nutriments.

Depuis une trentaine d’années, on observe sur quelques sites du littoral breton, comme un peu partout dans le monde, une croissance excessive des algues vertes qui viennent s’échouer sur le rivage. Ce phénomène de « marée verte » est  lié à une trop grande abondance des nutriments, principalement d’origine agricole (fertilisants, engrais) et urbaine (phosphore), apportés par les rivières jusqu’à la mer.

algues vertes
exemple de marées vertes
  • Où rencontre-t-on des algues vertes en Bretagne ?

La prolifération d’algues vertes est apparue en Bretagne dans les années 1970. Ce phénomène complexe dépend de nombreux paramètres (ensoleillement, température, pluviométrie, marées, tempêtes, courants marins…) que l’on ne peut pas anticiper avec certitude et dont on ne peut pas prédire l’ampleur.  Par exemple, des pluies abondantes au printemps peuvent favoriser le transfert des fertilisants agricoles dans les rivières et vers la mer et provoquer une marée verte là où l’année précédente, plus sèche, les algues n’avaient pas proliféré. À l’inverse, de grandes tempêtes hivernales peuvent modifier les fonds sous-marins d’une baie de telle sorte que les algues ne s’y développent plus.  Impossible donc de prévoir si une plage affectée un été le sera à nouveau la saison suivante. Le recul historique permet néanmoins d’identifier les sites les plus favorables au développement des algues. On recense ainsi huit baies où des marées vertes, d’ampleur très variable, sont intervenues chaque année depuis 1998 : les baies de Saint Brieuc, Douarnenez, la Forêt et la Fresnaye, la Grève de Saint Michel et les anses de Locquirec, l’Horn–Guillec et Guisseny.   (Source : Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du Bassin Loire-Bretagne 2010-2015

  • Les algues vertes sont-elles toxiques ?

En mer ou fraîchement échouées sur le littoral, les algues vertes ne présentent aucun danger pour l’homme. En revanche, lorsqu’elles sont échouées depuis plusieurs jours en grande quantité et forment une couche de plusieurs centimètres d’épaisseur, elles commencent à se décomposer, comme toute matière organique. Ce phénomène génère alors des émanations d’ammoniac et d’un autre gaz très toxique à haute concentration, le sulfure d’hydrogène. C’est pourquoi les pouvoirs publics ont mis en place un ensemble de mesures de prévention des risques. Dans les baies où des échouages importants d’algues vertes ont été observés dans le passé, un dispositif de surveillance renforcé permet de ramasser les algues vertes dès qu’elles se déposent sur la plage, ce qui évite tout phénomène de décomposition et donc tout risque d’éventuelles émanations gazeuses ultérieures. De plus, un ramassage en mer est expérimenté en baie de Saint-Brieuc et de Lannion pour limiter la prolifération des algues et éviter leur échouage sur le littoral.

 

  • Est-il dangereux de se promener  là où des algues vertes sont échouées ?

Une fois déposées par la mer sur une plage ou sur des rochers, les algues vertes s’entassent, se dessèchent et commencent à fermenter sous une croûte qui se forme à la surface. Comme toute matière organique, leur décomposition produit alors de l’ammoniac et un autre gaz très toxique, le sulfure d’hydrogène. Le fait de marcher sur ces algues et de crever cette croûte formée en surface aura pour conséquence de libérer subitement ces gaz dans l’atmosphère, présentant alors un vrai risque pour la santé, du fait de leur concentration. Dès que l’on perçoit la forte odeur d’œuf pourri caractéristique de la présence de sulfure d’hydrogène, il est recommandé de s’éloigner rapidement de la zone concernée.

 

  • Comment savoir si une algue verte échouée est encore fraîche et donc sans danger ou au contraire en cours de décomposition et dangereuse ?

L’odeur constitue l’indicateur qui peut le plus facilement vous renseigner sur l’état de fraicheur d’algues vertes échouées. En effet, si celles-ci sont en cours de décomposition, elles produisent alors certains gaz potentiellement très toxiques, notamment le sulfure d’hydrogène, dont l’odeur forte d’œuf pourri vous alertera immédiatement.

 

  • Quelle conduite tenir en présence d’une marée verte ?

Si vous identifiez une présence anormalement élevée d’algues échouées sur une plage, nous vous conseillons par précaution de changer de lieu le temps que les engins procèdent au ramassage. Si vous identifiez une marée verte sur une plage non surveillée ou en vous promenant le long du littoral, nous vous recommandons de vous éloigner et, à votre retour, d’alerter l’office de tourisme ou la mairie de votre lieu de villégiature

 

  • Est-il dangereux de se baigner en présence d’algues vertes ?

Non, pas du tout, en pleine eau, les algues vertes sont inoffensives. La qualité des eaux de baignade est de toute façon surveillée de façon régulière par les DDASS. Ainsi en 2009, sur 548 plages bretonnes contrôlées, seules 4% d’entre elles ont été classées comme « pouvant être momentanément polluées » et aucune n’a été fermée (Source : Ministère de la santé).

  • Quand puis-je me rendre sur une plage bretonne avec mes enfants sans risque ?

Tous les jours de l’année ! En automne et en hiver, il n’y a pas de prolifération d’algues vertes. Au printemps et l’été, les plages publiques sont systématiquement nettoyées dès lors qu’il y a risque pour la santé.

  • Quelles sont les mesures mises en œuvre aujourd’hui ?

Le dispositif de ramassage systématique des algues vertes échouées sur les plages publiques, et les expérimentations de ramassage dans l’eau, pour limiter à la source les quantités d’algues doivent permettre d’éviter tout désagrément aux touristes qui choisissent la Bretagne. Toutefois, si une plage venait à être recouverte d’algues lors d’une marée, il reviendrait alors au maire de la commune concernée, en coordination avec le préfet, d’en bloquer momentanément l’accès par précaution, le temps de procéder à son nettoyage. Sur notre commune la décision est prise avec LTC (Lannion Trégor Communauté)  en charge de la collecte des algues vertes quand l’épaisseur devient importante et que l’ulve représente 30% des algues échouées.

  •  Comment éradiquer le phénomène des marées vertes ?

Un « plan de lutte contre les algues vertes » a été présenté pour le gouvernement Au-delà du renforcement des mesures préventives, les pouvoirs publics et les agriculteurs bretons s’engagent pour réformer en profondeur l’utilisation de fertilisants/engrais, qui sont à l’origine de la prolifération des algues vertes.
Les algues vertes, les algues brunes,  les algues rouges,
La Commune de Trévou-Tréguignec en partenariat avec la communauté de Communes LTC (Lannion Trégor Communauté) est soucieuse de préserver le sable fin et l’éco-système ;
Elle s’est engagée à faire nettoyer les plages seulement en cas de quantités conséquentes et de risques sanitaires. En aucun cas une fine couche d’algues ne peut être nocive, surtout s’il n’y a pas putréfaction.
Merci de votre compréhension.
Nous vous invitons à lire cette petite fiche technique illustrée conçue pour informer au mieux ceux qui s’interrogent sur les algues qu’elles soient vertes,brunes ou rouges : 2016-07 Les algues vertes rouges brunes-
Qui n’a pas remarqué que les algues du bord de mer sont vertes, rouges ou brunes ?

Mais qui sait que ces belles couleurs cachent une chimie complexe de l’énergie et de la lumière?

Les couleurs des algues marines témoignent des processus chimiques conduisant à l’utilisation  optimale de la lumière  qui filtre à travers la surface. Selon  la profondeur, des pigments de différentes  couleurs collectent l’énergie lumineuse et la transforment en énergie chimique.

En réalité, les algues sont d’abord vertes ! Toutes contiennent en effet de la chlorophylle, même si celle-ci peut être masquée d’autres pigments jaunes, orange ou rouges. Il y a différentes molécules de chlorophylle, mais une seule, appelée chlorophylle a, est capable de transformer l’énergie lumineuse en énergie chimique par la photosynthèse : elle est donc indispensable aux végétaux.

Mais la chlorophylle a n’utilise pas toute la lumière solaire : elle absorbe surtout le rouge et le bleu et renvoie les autres couleurs, dont le vert qui lui donne sa couleur. Les végétaux améliorent leur capacité de photosynthèse grâce à d’autres pigments qui ne sont pas capables de réaliser la photosynthèse mais captent la lumière à laquelle la chlorophylle a n’est pas sensible pour lui en transmettre l’énergie

Ces « pigments accessoires » sont d’autant plus utiles aux algues qu’elles ne reçoivent qu’une lumière réduite : à 10 m sous la surface, l’intensité lumineuse a été divisée par 7 et presque toutes les radiations rouges ont disparu. La nature et l’abondance de ces pigments expliquent la succession verticale des algues, des vertes (toujours proches de la surface) aux brunes puis aux rouges (qui peuvent vivre le plus profond).

C’est un sujet récurrent. Les algues vertes reviennent sur le tapis dès que l’été arrive et que le temps chaud aide à la prolifération de ces sortes de laitues, qu’il convient de ne pas confondre entre elles, mêmes si leur couleur est la même. 

Les algues vertes ne sont pas nocives tant qu’elles ne sont pas en couche épaisse et en état de putréfaction.

Visqueuses, gluantes, humides… les algues véhiculent une image souvent peu flatteuse. Pourtant, elles nous fournissent en oxygène (jusqu’à 90 % de la production de notre planète), filtrent et retiennent les meilleurs éléments de la mer, qu’elles peuvent concentrer jusqu’à mille fois. Elles contiennent plus de quatre-vingts éléments bénéfiques pour la santé et pourraient fournir 80 % de l’alimentation mondiale. Riches en minéraux, en vitamines, en acides aminés, en protéines, en antioxydants, les algues marines devraient être considérées comme des aliments préventifs dignes de la mer qui les porte. À  chaque algue ses vertus…

 Pour mieux comprendre ce qui se passe sur nos plages nous vous proposons de découvrir quelques extraits de « Les Algues » Régine Quéva, (Marabout). Régine Quéva intervient régulièrement sur notre commune pour des ateliers découverte des algues et pour des ateliers cuisine aux algues.

les algues vertes

                                               Ulva    Laitue de mer

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Cette algue verte nous apporte jusqu’à 30% de son poids en protéines ainsi que tous les acides aminés. Constituée de fibres, elle contient un tiers de son poids en minéraux. Riche en iode, en potassium et en soufre, elle nous apporte des oligo-éléments : dix fois plus de fer que l’aliment le plus riche, du zinc, de l’aluminium (oligoélément précieux contre les insomnies et l’anxiété) et une quantité impressionnante de magnésium (700 mg pour 100 g). Elle est plus riche en vitamine C que tout ce que l’on connaît, renferme de la vitamine B3 et un stock impressionnant de vitamine A. Enfin, il y a cinquante fois plus de calcium dans cette algue que dans les produits laitiers !

 

 

Enteromorpha  Entéromorphe Ao-nori

enteromorphe
Peu connue et peu ramassée, cette algue en filaments plats, de la famille des algues vertes, apporte plus de protéines qu’un steak haché, plus de fibres qu’aucun autre aliment et autant de magnésium que la laitue de mer. Elle contient de nombreux minéraux, dont du fer (dix fois plus que les aliments les plus riches en fer), ainsi que de la vitamine A (quatre fois plus que dans les carottes), de la vitamine C et des vitamines B9 et B12.

 

 

 

 

les algues rouges

palmaria palmata

 

 

Palmaria palmata

Dulse – Goémon à vaches

Riche en glucides, en protéines et en minéraux, c’est une réserve énergétique, bourrée de potassium. Elle contient autant de magnésium qu’un fromage comme le parmesan. De nombreux antioxydants en font un aliment utile pour la prévention de certaines maladies dégénératives.

 

 

 

Lichen carragheen

Chondrus crispus – Pioca – Mousse irlandaise- Petit goémon – Goémon blanc

Comme la plupart des algues, le lichen carrageen nous apporte des protéines, des acides aminés et des lipides. Sa richesse nutritive tient aussi à sa quantité de fer (deux fois plus que dans les coquillages et crustacés) et en zinc. Elle est aussi est réputé pour ses propriétés gélifiantes et épaississantes (E 407).

lichen carragheen

 

 

 

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Gracilaria verrucosa

Agar-agar

Riche en fibres et en glucides, elle apporte autant de protéines que les légumes secs. Cette algue contient du fer et constitue surtout une réserve de vitamine B12. C’est un gélifiant naturel.

 

 

La porphyre contient de la taurine : substance dérivée d’un acide aminé qui possède de nombreuses qualités pour l’organisme. La taurine agit comme un agent calmant qui favorise le sommeil et détend le système nerveux, elle développe des propriétés immunitaires et réduit le cholestérol. La taurine préviendrait l’apparition des cataractes et le diabète. Les chats, notamment, ont besoin de cet acide aminé, nécessaire au fonctionnement de la vue chez les félins.

porphyre algue

Porphyre   Nori

Condensé de protéines, de fer et de vitamines, elle est riche en minéraux et en fibres. Elle contient du zinc et trois fois plus de fer que les fruits de mer. Quatorze fois plus riche en vitamine A que la carotte, riche en vitamine C et en vitamine B, c’est en outre, une réserve de vitamine B12.

 

 

Dilsea      Steack de mer

Cette algue étonnante est antifongique, antibactérienne et évite la prolifération des cellules malades (antimitotique). Riche en protéines, en calcium et magnésium, elle apporte également du potassium et du sodium, beaucoup de fer et du zinc.

 dilsea algues

Pour en savoir plus,nous vous proposons de consulter le site de Régine Quéva : http://www.reginequeva.fr/AlguesAndCo/Accueil.html

Beaucoup d’articles ont été écrits sur les algues qu’elles soient vertes ou pas. Vous pouvez les découvrir sur internet.

La Commune de Trévou-Tréguignec en partenariat avec la communauté de Communes LTC (Lannion Trégor Communauté) est soucieuse de préserver le sable fin et l’éco-système ;  Elle s’est engagée à faire nettoyer les plages seulement en cas de quantités conséquentes et de risques sanitaires. En aucun cas une fine couche d’algues ne peut être nocive, surtout s’il n’y a pas putréfaction.

Merci de votre compréhension.

 

Cahier pratique

 

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Mairie Trévou-Tréguignec
Place du 19 mars 1962
22660 Trévou-Tréguignec

 

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Tel: 02 96 23 71 92

Le maire: pierre.adam.trevou@gmail.com

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