Ce vendredi 13 juin, le Centre de Rééducation de Trestel a vécu une journée pas comme les autres. Il accueillait l’un des enfants du pays, Guirec Soudée, navigateur et aventurier bien connu, venu partager un moment d’émotion et d’engagement.
Né sur l’île de Pors Scaff et ayant grandi sur l’île d’Yvinec, face à Plougrescant, Guirec est revenu sur ses terres pour endosser un nouveau rôle : celui de parrain officiel du Centre de Trestel et du Fonds Liamm.
Guirec Soudée s’est fait connaître du grand public avec sa poule Monique, embarquée à ses côtés pour un tour du monde de cinq ans. Depuis, il a traversé l’Atlantique à la rame, participé au dernier Vendée Globe. Il ne cesse de repousser les limites de l’exploration maritime. Pourtant, c’est avec une humilité évidente qu’il a accepté cette nouvelle mission : « Nous passons pour des héros, mais les gens qui sont en soin ici vivent des moments bien plus difficiles. Je ferai mon maximum pour les soutenir. »
À ses côtés, Anne-Françoise Piedallu, maire de Plougrescant, a rappelé l’importance du lien entre Guirec et son territoire natal. Damien Oudot, Directeur du développement du Fonds Liamm, a salué « un ambassadeur exceptionnel », avant de rappeler que « prêter son nom à un projet, c’est avant tout un signe de confiance ». Clodine Cesson, cadre administrative, n’a pas caché sa satisfaction : « Nous cherchions un parrain depuis trois ans, et je suis sûre que notre collaboration sera très riche. »
Ce parrainage n’est pas né du hasard. Il est le fruit d’une rencontre entre Anne-Françoise Piedallu et Alice Claeyssens, de Paimpol et collaboratrice de Guirec, qui a su faire le lien entre l’homme et la mission du Fonds Liamm, destiné à soutenir les projets des établissements publics de santé du GHTA (Groupement Hospitalier Territoire d’Armor).
Avant de repartir, Guirec a levé le voile sur son prochain défi : un tour du monde « à l’envers », en solitaire, sur un Trimaran Ultime de 32 mètres, l’ancien Geronimo d’Olivier de Kersauson.
Objectif : battre le record de Jean-Luc Van Den Heede (122 jours et 14 heures). Contre vents et courants, ce défi s’annonce hors norme.
Mais à l’image de son engagement auprès du Centre de Trestel, Guirec n’a jamais eu peur de naviguer à contre-courant.








