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Les algues, la laisse de mer

Les algues vertes, brunes; la laisse de mer
Les algues vertes, les algues brunes,  les algues rouges,
La Commune de Trévou-Tréguignec en partenariat avec la communauté de Communes LTC (Lannion Trégor Communauté) est soucieuse de préserver le sable fin et l’éco-système.
Elle s’est engagée à faire nettoyer les plages seulement en cas de quantités conséquentes et de risques sanitaires. En aucun cas une fine couche d’algues ne peut être nocive, surtout s’il n’y a pas putréfaction.
Merci de votre compréhension.
Nous vous invitons à lire cette petite fiche technique illustrée conçue pour informer au mieux ceux qui s’interrogent sur les algues qu’elles soient vertes,brunes ou rouges : 2016-07 Les algues vertes rouges brunes-

Qui n’a pas remarqué que les algues du bord de mer sont vertes, rouges ou brunes ?

Mais qui sait que ces belles couleurs cachent une chimie complexe de l’énergie et de la lumière?

Les couleurs des algues marines témoignent des processus chimiques conduisant à l’utilisation  optimale de la lumière  qui filtre à travers la surface. Selon  la profondeur, des pigments de différentes  couleurs collectent l’énergie lumineuse et la transforment en énergie chimique.

En réalité, les algues sont d’abord vertes ! Toutes contiennent en effet de la chlorophylle, même si celle-ci peut être masquée d’autres pigments jaunes, orange ou rouges. Il y a différentes molécules de chlorophylle, mais une seule, appelée chlorophylle a, est capable de transformer l’énergie lumineuse en énergie chimique par la photosynthèse : elle est donc indispensable aux végétaux.

Mais la chlorophylle a n’utilise pas toute la lumière solaire : elle absorbe surtout le rouge et le bleu et renvoie les autres couleurs, dont le vert qui lui donne sa couleur. Les végétaux améliorent leur capacité de photosynthèse grâce à d’autres pigments qui ne sont pas capables de réaliser la photosynthèse mais captent la lumière à laquelle la chlorophylle a n’est pas sensible pour lui en transmettre l’énergie

Ces « pigments accessoires » sont d’autant plus utiles aux algues qu’elles ne reçoivent qu’une lumière réduite : à 10 m sous la surface, l’intensité lumineuse a été divisée par 7 et presque toutes les radiations rouges ont disparu. La nature et l’abondance de ces pigments expliquent la succession verticale des algues, des vertes (toujours proches de la surface) aux brunes puis aux rouges (qui peuvent vivre le plus profond).

C’est un sujet récurrent. Les algues vertes reviennent sur le tapis dès que l’été arrive et que le temps chaud aide à la prolifération de ces sortes de laitues, qu’il convient de ne pas confondre entre elles, mêmes si leur couleur est la même. 

Les algues vertes ne sont pas nocives tant qu’elles ne sont pas en couche épaisse et en état de putréfaction.

Visqueuses, gluantes, humides… les algues véhiculent une image souvent peu flatteuse. Pourtant, elles nous fournissent en oxygène (jusqu’à 90 % de la production de notre planète), filtrent et retiennent les meilleurs éléments de la mer, qu’elles peuvent concentrer jusqu’à mille fois. Elles contiennent plus de quatre-vingts éléments bénéfiques pour la santé et pourraient fournir 80 % de l’alimentation mondiale. Riches en minéraux, en vitamines, en acides aminés, en protéines, en antioxydants, les algues marines devraient être considérées comme des aliments préventifs dignes de la mer qui les porte. À  chaque algue ses vertus…

 Pour mieux comprendre ce qui se passe sur nos plages nous vous proposons de découvrir quelques extraits de « Les Algues » Régine Quéva, (Marabout). Régine Quéva intervient régulièrement sur notre commune pour des ateliers découverte des algues et pour des ateliers cuisine aux algues.

À lire aussi : la laisse de mer: qu’est ce que c’est? est-ce que c’est sale? à lire avant de venir se plaindre en mairie.

complément d’informations sur les algues vertes:

les Algues Vertes

Les Ulves sont des algues vertes regroupées dans le genre Ulva. C’est le genre d’Ulva lactuca, la laitue de mer, une algue comestible.

Des extraits d’ulve, les ulvanes, sont utilisés dans le secteur des nanotechnologies.

Les algues vertes font partie de l’écosystème marin breton. Elles sont communément appelées « laitue de mer » pour leur aspect de grosse salade et par le fait qu’elles soient comestibles. Il peut arriver qu’au printemps et en été, leur développement en grandes quantités  provoque des échouages importants appelés » marées vertes ».

Afin de mieux appréhender les problématiques environnementales, nous vous proposons d’accéder à quelques rubriques informatives: Pourquoi ce phénomène? Où se produisent-ils ? Est-ce dangereux pour la santé ? Comment y remédier ?

  • Qu’est-ce qu’une marée verte ?

L’algue verte se développe en suspension dans l’eau de mer, dans des baies sableuses à pente douce, là où toutes les conditions propices à leur croissance sont réunies, notamment :

  • des eaux peu profondes, car les algues vertes ont besoin de beaucoup de lumière,
  • des eaux riches en azote et en phosphore, les deux nutriments principaux de ces végétaux,
  • des eaux assez calmes pour retenir sur place les algues et leurs nutriments.

Depuis une trentaine d’années, on observe sur quelques sites du littoral breton, comme un peu partout dans le monde, une croissance excessive des algues vertes qui viennent s’échouer sur le rivage. Ce phénomène de « marée verte » est  lié à une trop grande abondance des nutriments, principalement d’origine agricole (fertilisants, engrais) et urbaine (phosphore), apportés par les rivières jusqu’à la mer.

  • Où rencontre-t-on des algues vertes en Bretagne ?

La prolifération d’algues vertes est apparue en Bretagne dans les années 1970. Ce phénomène complexe dépend de nombreux paramètres (ensoleillement, température, pluviométrie, marées, tempêtes, courants marins…) que l’on ne peut pas anticiper avec certitude et dont on ne peut pas prédire l’ampleur.  Par exemple, des pluies abondantes au printemps peuvent favoriser le transfert des fertilisants agricoles dans les rivières et vers la mer et provoquer une marée verte là où l’année précédente, plus sèche, les algues n’avaient pas proliféré. À l’inverse, de grandes tempêtes hivernales peuvent modifier les fonds sous-marins d’une baie de telle sorte que les algues ne s’y développent plus.  Impossible donc de prévoir si une plage affectée un été le sera à nouveau la saison suivante. Le recul historique permet néanmoins d’identifier les sites les plus favorables au développement des algues. On recense ainsi huit baies où des marées vertes, d’ampleur très variable, sont intervenues chaque année depuis 1998 : les baies de Saint Brieuc, Douarnenez, la Forêt et la Fresnaye, la Grève de Saint Michel et les anses de Locquirec, l’Horn–Guillec et Guisseny.   (Source : Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du Bassin Loire-Bretagne 2010-2015

  • Les algues vertes sont-elles toxiques ?

En mer ou fraîchement échouées sur le littoral, les algues vertes ne présentent aucun danger pour l’homme. En revanche, lorsqu’elles sont échouées depuis plusieurs jours en grande quantité et forment une couche de plusieurs centimètres d’épaisseur, elles commencent à se décomposer, comme toute matière organique. Ce phénomène génère alors des émanations d’ammoniac et d’un autre gaz très toxique à haute concentration, le sulfure d’hydrogène. C’est pourquoi les pouvoirs publics ont mis en place un ensemble de mesures de prévention des risques. Dans les baies où des échouages importants d’algues vertes ont été observés dans le passé, un dispositif de surveillance renforcé permet de ramasser les algues vertes dès qu’elles se déposent sur la plage, ce qui évite tout phénomène de décomposition et donc tout risque d’éventuelles émanations gazeuses ultérieures. De plus, un ramassage en mer est expérimenté en baie de Saint-Brieuc et de Lannion pour limiter la prolifération des algues et éviter leur échouage sur le littoral.

  • Est-il dangereux de se promener  là où des algues vertes sont échouées ?

Une fois déposées par la mer sur une plage ou sur des rochers, les algues vertes s’entassent, se dessèchent et commencent à fermenter sous une croûte qui se forme à la surface. Comme toute matière organique, leur décomposition produit alors de l’ammoniac et un autre gaz très toxique, le sulfure d’hydrogène. Le fait de marcher sur ces algues et de crever cette croûte formée en surface aura pour conséquence de libérer subitement ces gaz dans l’atmosphère, présentant alors un vrai risque pour la santé, du fait de leur concentration. Dès que l’on perçoit la forte odeur d’œuf pourri caractéristique de la présence de sulfure d’hydrogène, il est recommandé de s’éloigner rapidement de la zone concernée.

  • Comment savoir si une algue verte échouée est encore fraîche et donc sans danger ou au contraire en cours de décomposition et dangereuse ?

L’odeur constitue l’indicateur qui peut le plus facilement vous renseigner sur l’état de fraicheur d’algues vertes échouées. En effet, si celles-ci sont en cours de décomposition, elles produisent alors certains gaz potentiellement très toxiques, notamment le sulfure d’hydrogène, dont l’odeur forte d’œuf pourri vous alertera immédiatement.

  • Quelle conduite tenir en présence d’une marée verte ?

Si vous identifiez une présence anormalement élevée d’algues échouées sur une plage, nous vous conseillons par précaution de changer de lieu le temps que les engins procèdent au ramassage. Si vous identifiez une marée verte sur une plage non surveillée ou en vous promenant le long du littoral, nous vous recommandons de vous éloigner et, à votre retour, d’alerter l’office de tourisme ou la mairie de votre lieu de villégiature

  • Est-il dangereux de se baigner en présence d’algues vertes ?

Non, pas du tout, en pleine eau, les algues vertes sont inoffensives. La qualité des eaux de baignade est de toute façon surveillée de façon régulière par les DDASS. Ainsi en 2009, sur 548 plages bretonnes contrôlées, seules 4% d’entre elles ont été classées comme « pouvant être momentanément polluées » et aucune n’a été fermée (Source : Ministère de la santé).

  • Quand puis-je me rendre sur une plage bretonne avec mes enfants sans risque ?

Tous les jours de l’année ! En automne et en hiver, il n’y a pas de prolifération d’algues vertes. Au printemps et l’été, les plages publiques sont systématiquement nettoyées dès lors qu’il y a risque pour la santé.

  • Quelles sont les mesures mises en œuvre aujourd’hui ?

Le dispositif de ramassage systématique des algues vertes échouées sur les plages publiques, et les expérimentations de ramassage dans l’eau, pour limiter à la source les quantités d’algues doivent permettre d’éviter tout désagrément aux touristes qui choisissent la Bretagne. Toutefois, si une plage venait à être recouverte d’algues lors d’une marée, il reviendrait alors au maire de la commune concernée, en coordination avec le préfet, d’en bloquer momentanément l’accès par précaution, le temps de procéder à son nettoyage. Sur notre commune la décision est prise avec LTC (Lannion Trégor Communauté)  en charge de la collecte des algues vertes quand l’épaisseur devient importante et que l’ulve représente 30% des algues échouées.

  •  Comment éradiquer le phénomène des marées vertes ?

Un « plan de lutte contre les algues vertes » a été élaboré. Au-delà du renforcement des mesures préventives, les pouvoirs publics et les agriculteurs bretons s’engagent pour réformer en profondeur l’utilisation de fertilisants, engrais, qui sont à l’origine de la prolifération des algues vertes.

Réunion / information du 19 juillet 2017

Christophe Gaborel technicien responsable du ramassage des algues, Jean-Claude Lamandé élu de St Michel en Grève chargé  de l’environnement, de l’agriculture, des algues à LTC, sont venus échanger avec les Trévousiens sur la problématique des algues vertes. Ils étaient accompagnés de Pierre Adam, maire, d’Yves Le Flanchec conseiller délégué qui informe quotidiennement l’équipe de LTC de la situation des algues sur les plages, d’Anita Tracana élue, Janine Troadec, adjointe au Tourisme et à la communication,  et Bernard Descamps élu.

Le phénomène « algue verte » est dû à la combinaison de trois facteurs : géographie propice (baies fermées ou confinées) ; température de l’eau et éclairement suffisant (baies sableuses peu profondes) ; surcharge en azote de l’eau des rivières qui se jettent dans ces baies.

Jean-Claude Lamandé a rappelé que sur les 50 000 tonnes d’algues récoltées en Bretagne la moitié soit 25 000 tonnes le sont sur la Lieue de Grève. Il a aussi précisé que l’intervention pour le ramassage ne peut se faire que si la couche d’algues vertes est « suffisante » et qu’il y a émanation d’Hydrogène Sulfuré (H2S). Tant que les algues sont dans l’eau et  pas en putréfaction il n’y a aucun risque. L’épandage des algues vertes se fait sur des parcelles d’agriculteurs qui se sont portés volontaires. Chaque parcelle recensée ne reçoit des algues que tous les 5 ans (pour des parcelles céréalières) et tous les 3 ans (pour les parcelles en herbe). Les algues doivent être enfouies sur ces parcelles dans les 48h. Une fois ensevelies  les algues enrichissent le sol en sable, riche en oxyde de calcium,  qui incorporé au sol a un effet direct sur le pH, qui peut être augmenté de 0,3 unité par hectare. L’épandage apporte également de l’azote en quantité non négligeable.   Les agriculteurs paient 1€ par m3 pour bénéficier de cet apport.
Le nettoyage des plages souhaité par de nombreuses personnes est interdit. Les opérations sont contrôlées par les services de l’État car l’État est financeur du ramassage. Le coût des opérations est de 700 000€ par an. Il reste 35 000€ à répartir entre les 60 communes de la nouvelle communauté de communes.
Sur la commune 4 ramassages ont été réalisés cette année soit environ 30 tonnes sur les 25 000 tonnes bretonnes.
Jean-Claude Lamandé a également rappelé les pollutions domestiques des « jardiniers du dimanche » qui ne respectent pas toujours les doses recommandées. De nouvelles directives nationales seront mises en place très bientôt pour interdire l’usage de pesticides à l’origine de certaines pollutions.
Pour répondre à des questions liées aux articles parus dans la presse récemment suite à une pollution locale Michel Deniau (appuyé par Pierre Adam et Jean-Claude Lamandé) a précisé que les serristes pointés du doigt sont des professionnels qui participent activement à l’économie du territoire et qui sont aussi en recherche de solutions pour respecter au maximum l’environnement.
Des interrogations sur la présence d’algues vertes sur les étangs du Boisriou ont également été notées. Les techniciens du Bassin Versant font des analyses régulières pour essayer de trouver la cause de cette pollution qui met à mal la vie aquatique.
La réunion s’est terminée sur une note d’espoir en raison de l’importance des efforts réalisés par les uns et les autres.

Cahier pratique

 

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